Mission Stencil

Pour changer de la sérigraphie, voici un petit fly réalisé pour HAK à l’aide d’une stencileuse. Le procédé est à mi chemin entre la photocopie et la sérigraphie. Le point commun avec cette dernière technique réside dans le mode d’impression couche par couche à l’aide d’un typon. Ce typon est flashé automatiquement par la machine qui somme toute, resssemble à s’y méprendre à  une photocopieuse, avec ses tambours et ses toners.

Le résultat, si les calages s’avèrent très difficiles, permet beaucoup de finesse notamment dans les trames et un rendu un peu vieillot aux airs d’images d’Epinal. Voici quelques détails de chaque passage (un clic dessus et vous avez la vue d’ensemble):

Ce fly a été réalisé avec l’aide d’un monsieur dénommé Axel, du collectif bruxellois PTTL qui nous a mis à disposition sa fameuse stencileuse. Pour reprendre sa métaphore au sujet de sa machine, “PTTL c’est Budapest 1956, EXTRAPOOL, Prague 1968“, en référence à un autre collectif, néerlandais, basé quant à lui à Nijmeguen et connu pour son fantastique atelier d’impression stencil disposant de machines plus sophistiquées, qui permettent des calages plus précis et une impression simultanée en deux couleurs.

Mais pour un premier essai, avec de la patience, de l’astuce et un peu d’espièglerie, le résultat fût à la hauteur de mes attentes et appelle d’autres tentatives…

En sérigraphie, c’est vraiment plus joli (2)

comme prévu, les affiches pour The Dirtbombs et le Black Sun festival ont été tirée à l’atelier Black screen, en respectivement 6 et 7 passages, le tout à la main, à la patience et à la bière. Un défi réussi. Prochaine étape 8 passages! C’est quoi le record du monde?


Soleil noir et encre blanche

Et encore des affiches ! Réalisées ce coup-ci pour l’asso Under A Big Black Sun. Quand les vieilles légendes se remettent à l’organisation de concert, ne parle-t-on pas de concerts mythiques?


Ces affiches devraient prochainement être sérigraphiées…

Easy Crazy HAK big band

voici quelques photos et sons de la résidence HAK dans le cadre des rencontres électroacoustiques de Chartres.

Le principe est simple, on réunit les membres du crew HAK avec leurs dispositifs sonores et une lampe. on tire des combinaisons de jeu aux dés, à savoir qui joue avec qui (1=solo, 2=duo, trois=trio, etc…), combien de temps (1=30sec, 6=3min), et quand leur lumière s’allume (oui, un chef d’orchestre dessine la composition avec la lumière), c’est à eux d’improviser ensemble. Non, c’est pas si simple? Voici quelques extraits ici :

Polar

Disco Cop

Senza Amore

Participaient à ce big band bruitiste: Sylv20 (batterie), Ax Delbor (homemade electronics), Kortane Kortex (guitare synthetisée), Sarah Monn (bandes), Benoit Hixe (turntable), C-Lya (voix synthetisée), Anton Mobin (percussions metalliques), Ayato (guitare), Evariste Champion (clarinette), Shoï (samples), Didou (lumière) et moi même (K7 et vynils usagés)

Nouvelles affiches - Noir, c’est noir

En sérigraphie, c’est plus joli

Au programme d’une semaine bien chargée en encre, en injection de pregasol, en projection de megaclean (c’est vrai que c’est corrosif)et en inhalation de solvant, la réalisation de deux nouvelles affiches pour des concerts rock’n'roll sur Lyon et le retirage d’anciennes affiches épuisées en version luxe.

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C’était aussi mon premier essai de sérigraphie en six passages et devant cet essai fructueux, après avoir également visité une impressionnante exposition sur la chromolithographie, ce genre d’épreuve devra devenir dans le futur plus courant.

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Toutes ces affiches sont bien évidemment commandables, elles coûtent entre 5 et 10 euros, ça dépend de la taille, du papier, de l’encre…

Anthologie de la science-fiction soviétique (3) : L’alien n’est pas un ennemi

On poursuit aujourd’hui les analogies entre les films de science-fiction soviétiques et américains, en prenant un exemple qui pourra paraitre tiré par les cheveux à la vue des screenshots présentés ici, mais qui parait hélas évident au visionnage de Mechte Navstrechu (1963) de Mikhail Karzhukov, et à la lecture de son scénario.

Si Kubrick et d’autres ont pillé Klushantsev, vous pourrez noter ici les ressemblances flagrantes avec Alien (1979). Si certaines images vous rappelleront aisément 20 ans auparavant le film de Ridley Scott, la différence entre le cinéma soviétique et Hollywood se situe sans doute en effet quelque part dans l’approche scénaristique:

Un vaisseau vénusien s’écrase sur une planète hostile. Un équipage humain capte des signaux de détresse et atterrit sur la planète afin d’en découvrir la source. Ils découvrent le vaisseau extraterrestre échoué en plein désert et pénètrent dans l’aéronef. L’alien se révélera être une charmante vénusienne. En pleine tempête, l’équipage l’évacue mais faute de place dans le vaisseau terrien, un des humains se sacrifie pour que la vénusienne la survive…

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Certes Alien est pourvu d’un univers visuel hors norme grâce à l’imagination tordue de H.R. Giger mais il n’empêche qu’en plus d’un pitch vaguement similaire, certains plans sont littéralement décalqués, avec fatalement plus de moyens que dans le film de Karzhukov, auteur également de Nebo Zowet en 1959 (et défiguré par F.F. Coppola quelques années plus tard dans Battle Beyond The Sun).

Ce qui frappe le plus au niveau visuel, c’est le moment où l’équipage soviétique débarque sur la planète inconnue et localise le vaisseau alien (en l’occurence vénusie). L’approche se fait dans les deux films de la même manière. Vêtus de leur combinaison, les cosmonautes se dirigent vers l’épave, tout en restant en liaison avec la base grâce à des caméras intégrées qui filment de manière subjective ce que voient les éclaireurs. L’atmosphère extérieure est dans les deux métrages hostile et brumeuse. Le vaisseau extraterrestre est échoué dans un désert et la forme de la coque n’est pas sans ressemblance, en dépit de la présence d’une sphère dans la vision russe. Puis la patrouille s’engage à bord du vaisseau à travers un couloir aux apparences de boyau. L’architecture est moins organique que dans les décors de Giger mais elle intègre néanmoins des élèments similaires. Enfin, les éclaireurs pénètrent dans une grande pièce circulaire où siège au centre un extraterrestre mort aux étranges commandes de son engin…

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La suite n’a pas grand chose à voir. La seule menace viendra de l’environnement hostile de la planète et de ses tempètes. L’équipage ne sera pas décimé par la vénusienne, qui se contentera, comme on l’a évoqué plus haut, de prendre la place d’un galant cosmonaute. Aucune compagnie mercantile ne viendra ensuite cacher l’existence de l’alien à l’humanité, celle-ci debarquant d’ailleurs sur Terre pour exprimer sa profonde gratitude au peuple humain venu la secourir.

2008

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